Le silence le plus troublant est celui qui vient du cœur.
Le vide prend possession de l'être comme un brouillard épais envahit la campagne,
Laiteux et humide et froid. On n'y voit rien.
Je remonte le courant, les feuilles humides collent à mes souliers,
Le vent à cessé de me porter à travers Paris.
Il me plaque au bitume et fait résonner chaque pas d'une inquiétude nouvelle,
Les poumons oppressés et la tête fêlée.
La liberté m'envahit, entière et profonde, immense, écrasante.
Je n'ai jamais apprécié les grands paysages, la mer ou ces tableaux simplistes
Teintés d'une liberté conquérante et primitive.
La douleur vient après.
Pessoa et la ville basse,
Turner dans la tempête sous un soleil de cuivre.
J'écris cela alors que l'oppression est mon lot quotidien,
Je ne connais de cette idée que les délices furtifs de loisirs encadrés par
une société en quête de progrès.
Je n'en connais rien mais tout acte libérateur est une solitude du cœur.
La peur est mon amie, je l'accepte et l'écoute.
Le coup est porté, le mouvement atteindra son équilibre,
Chaque jour me porte vers moi-même et m'enivre.
vendredi 22 janvier 2010
lundi 26 octobre 2009
Mi-chemin
La vie semblait si douce que ma journée est passée bien lentement
Ah les week-end sur le Main, Frankfort et les amis
Que mes tourment restent à Paris
Que mes tourments s'empoignent le nez les oreilles et les yeux
Qu'ils s'entretuent et ne répondent plus à l'appel matinal
Loin de vous et loin de moi, s'agiteront les âmes des cieux
Pour un réveil en fanfare et un changement brutal.
Ah les week-end sur le Main, Frankfort et les amis
Que mes tourment restent à Paris
Que mes tourments s'empoignent le nez les oreilles et les yeux
Qu'ils s'entretuent et ne répondent plus à l'appel matinal
Loin de vous et loin de moi, s'agiteront les âmes des cieux
Pour un réveil en fanfare et un changement brutal.
lundi 12 octobre 2009
British Romance
While the rest of the world is bending towards despair and anger
England stands still, proud and silent.
Take a few steps outisde the station,
Stare at the couples, gazed in emotion
Ready to take my time
Flying for that exciting british accent
Engaging the movement, what's your name? Whose at the bar
spitting on the wacky blacky travel car?
Changin' country and changing colors for a few days
Here in London, rumbling down the hills, just a clap
Smack your brain on that shabby underground café and have a night out.
Walking the streets no trouble
Mike Skinner's jingle
Get my head out and act wack.
I blur the signals of that pornographic conversation
Wanna see my hat collection?
Shut-up Dutheil, Zipfel and Oli
Don't try to scratch your hands on my story.
I'll make the classic and dance all night,
Walk-up in East London, allright
Typical rainny sunday afternoon with Kensington in front.
Leaving Saatchi and in a last glance
Comming back to the old days, no offense.
Turn back my head quickly, heading for the serpentine gallery.
Last minutes in the pubs and the week-end's over
Running time, Thank you was a pleasure.
England stands still, proud and silent.
Take a few steps outisde the station,
Stare at the couples, gazed in emotion
Ready to take my time
Flying for that exciting british accent
Engaging the movement, what's your name? Whose at the bar
spitting on the wacky blacky travel car?
Changin' country and changing colors for a few days
Here in London, rumbling down the hills, just a clap
Smack your brain on that shabby underground café and have a night out.
Walking the streets no trouble
Mike Skinner's jingle
Get my head out and act wack.
I blur the signals of that pornographic conversation
Wanna see my hat collection?
Shut-up Dutheil, Zipfel and Oli
Don't try to scratch your hands on my story.
I'll make the classic and dance all night,
Walk-up in East London, allright
Typical rainny sunday afternoon with Kensington in front.
Leaving Saatchi and in a last glance
Comming back to the old days, no offense.
Turn back my head quickly, heading for the serpentine gallery.
Last minutes in the pubs and the week-end's over
Running time, Thank you was a pleasure.
mardi 6 octobre 2009
Carnet de voyage 2
L'avion a 2h de retard
C'est normal me dit-on,
Le va et viens des passagers,
Les annonces en Tagalog dans les hauts parleurs crevés
Le temps est suspendu.
Même les filles commencent à disparaître,
Deux américaines rigolent à grands bruits
Il fait bon vivre.
La climatisation rend ce pays polaire,
Dehors l'air colle,
Il fait gris, c'est la saison.
Les philippins mangent des donuts au beurre de cacahouète,
Moi aussi.
Sur le tarmac les avions sourient
Certains ricanent,
Nous sommes bien loin de Paris
Nous sommes bien loin de Paris
C'est normal me dit-on,
Le va et viens des passagers,
Les annonces en Tagalog dans les hauts parleurs crevés
Le temps est suspendu.
Même les filles commencent à disparaître,
Deux américaines rigolent à grands bruits
Il fait bon vivre.
La climatisation rend ce pays polaire,
Dehors l'air colle,
Il fait gris, c'est la saison.
Les philippins mangent des donuts au beurre de cacahouète,
Moi aussi.
Sur le tarmac les avions sourient
Certains ricanent,
Nous sommes bien loin de Paris
Nous sommes bien loin de Paris
Carnet de voyage 1
Mon train a ta chevelure sombre,
Et tes deux yeux éclairent ma vie.
Les discussions de compartiment sont mon passe temps favori.
Quand tu n'es pas là, j'ouvre la vitre,
L'air y est puissant et file entre les doigts.
Le paysage défile sous les crissements des aiguillages métalliques.
La-bas, Paris et son cortège,
Je joue avec mon stylo
Ma casquette de bookmaker me va bien
Une barbe montagneuse envahit mon visage.
Un ancien militaire part refaire sa vie
Un informaticien prends du bon temps
Je m'endors sur mon livre et dors trois jours.
Au réveil je m'assure que ma casquette est toujours là
Mes finances sont au plus bas,
Je note nos coordonnées géographiques
Il faut rentrer et prendre des photos
je t'aime mais ne t'écris pas.
Et tes deux yeux éclairent ma vie.
Les discussions de compartiment sont mon passe temps favori.
Quand tu n'es pas là, j'ouvre la vitre,
L'air y est puissant et file entre les doigts.
Le paysage défile sous les crissements des aiguillages métalliques.
La-bas, Paris et son cortège,
Je joue avec mon stylo
Ma casquette de bookmaker me va bien
Une barbe montagneuse envahit mon visage.
Un ancien militaire part refaire sa vie
Un informaticien prends du bon temps
Je m'endors sur mon livre et dors trois jours.
Au réveil je m'assure que ma casquette est toujours là
Mes finances sont au plus bas,
Je note nos coordonnées géographiques
Il faut rentrer et prendre des photos
je t'aime mais ne t'écris pas.
lundi 10 août 2009
Crépitements de Blaise Cendrars
En attendant le courage de vous retranscrire la Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France et Le Panama ou les aventures de mes 7 oncles, patientons un peu avec quelques autres poèmes de Blaise Cendrars, aujourd'hui c'est "Crépitements" (septembre 1913)
Les arcencielesques dissonances de la Tour dans sa télégraphie sans fil
Midi
Minuit
On se dit merde de tous les coins de l'univers
Étincelles
Jaune de chrome
On est en contact
De tous les côtés les transatlantiques s'approchent
S'éloignent
Toutes les montres sont mises à l'heure
Et les cloches sonnent.
Paris-Midi annonce qu'un professeur allemand a été mangé par les cannibales au Congo
C'est bien fait
L'Intransigeant ce soir publie des vers pour cartes postales
C'est idiot quand tous les astrologues cambriolent les étoiles
On n'y voit plus
J'interroge le ciel
L'institut Météorologique annonce du mauvais temps
Il n'y a pas de futurisme
Il n'y a pas de simultanéité
Bodin a brûlé toutes les sorcières
Il n'y a rien
Il n'y a plus d'horoscopes et il faut travailler
Je suis inquiet
L'Esprit
Je vais partir en voyage
Et j'envoie ce poème dépouillé à mon ami R...
Les arcencielesques dissonances de la Tour dans sa télégraphie sans fil
Midi
Minuit
On se dit merde de tous les coins de l'univers
Étincelles
Jaune de chrome
On est en contact
De tous les côtés les transatlantiques s'approchent
S'éloignent
Toutes les montres sont mises à l'heure
Et les cloches sonnent.
Paris-Midi annonce qu'un professeur allemand a été mangé par les cannibales au Congo
C'est bien fait
L'Intransigeant ce soir publie des vers pour cartes postales
C'est idiot quand tous les astrologues cambriolent les étoiles
On n'y voit plus
J'interroge le ciel
L'institut Météorologique annonce du mauvais temps
Il n'y a pas de futurisme
Il n'y a pas de simultanéité
Bodin a brûlé toutes les sorcières
Il n'y a rien
Il n'y a plus d'horoscopes et il faut travailler
Je suis inquiet
L'Esprit
Je vais partir en voyage
Et j'envoie ce poème dépouillé à mon ami R...
samedi 8 août 2009
Instantanés
De ce côté ci du ruisseau on n'en voit pas le fond,
De l'autre se tient Marie,
Plus loin on aperçoit les collines pleines de colza et mes pieds s'enfoncent et maintenant mes jambes et j'en ai jusqu'au cou.
Sur le bords des ruisseaux de campagne, mon âme reprend forme, j'en perd le fil quelques fois c'est vrai. La ville nous perd bien vite, surtout si l'on s'y aventure sans boussole.
La mienne a cessé de fonctionner le jour ou tu as souris. Tu me diras que j'en fais trop, qu'il y a des choses que l'on ne dit pas, que l'on ne voit jamais, même pas avec les yeux d'un aveugle.
Soit, nous en reparlerons.
Sur ma chaise se balance le soleil, et tes yeux et tes yeux,
Sur ma chaise se balance le soleil, ils sont deux, ils sont deux.
De l'autre se tient Marie,
Plus loin on aperçoit les collines pleines de colza et mes pieds s'enfoncent et maintenant mes jambes et j'en ai jusqu'au cou.
Sur le bords des ruisseaux de campagne, mon âme reprend forme, j'en perd le fil quelques fois c'est vrai. La ville nous perd bien vite, surtout si l'on s'y aventure sans boussole.
La mienne a cessé de fonctionner le jour ou tu as souris. Tu me diras que j'en fais trop, qu'il y a des choses que l'on ne dit pas, que l'on ne voit jamais, même pas avec les yeux d'un aveugle.
Soit, nous en reparlerons.
Sur ma chaise se balance le soleil, et tes yeux et tes yeux,
Sur ma chaise se balance le soleil, ils sont deux, ils sont deux.
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