le temps m'échappe
encore
les heures matinales de la nuit sont comme un manteau réconfortant
l'inquiétude s'évapore
Dans ces heures où le rêve ne vient pas commence la réalité
les plis de mes vêtements sur la chaise, la lueur océane de ma chambre à coucher
les creux jamais reposants de mon oreiller,
pas un courant d'air, s’agripper au rêve comme à une bouée confortable mais lointaine
c'est une soirée conventionnelle
et toujours sous ma peau l'odeur de ton parfum
de la violette fraîche aux doux relents de cannelle
Il fait noir
Il fait nuit
Et je t'aime
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